Bienvenue sur le blog de la production W.A.R.P. Ce blog est un cahier de bord de la production. Vous y retrouverez les comptes-rendus de tournage, et toutes les annonces concernant la série. N'hésitez pas à laisser un commentaire !

samedi 27 septembre 2008

L'experience Imax : The Dark Knight (Spoiler Inside!)

Hello à tous !

Toujours partisan pour découvrir une nouvelle expérience audiovisuelle, j'ai tenté l'expérience Imax sur The Dark Knight le week-end dernier. La technologie Imax permet d'afficher des images de dimensions inouïes (je ne rentre pas dans les détails techniques, je préfère vous dévoiler mon expérience en tant que spectateur). D'ordinaire les films tournés en Imax sont essentiellement des documentaires spectaculaires. Je me suis donc demandé ce que cela pouvait donner sur un film lui aussi extraordinaire.

Samedi, 13h, un rapide coup d'oeil sur les horaires et dispos des places du cinema Imax de Waterloo. Tout était déjà plein, il restait seulement des places pour la séance de 23h30. Apres une hésitation et un yo sushi très mal passé, nous avons finalement décidé de nous y rendre. Sur place tout était blindé, des gens assis par terre depuis déjà un certain temps. 23h35, nous rentrons dans la salle. Effectivement, l'écran est grand, même gigantesque. Seul problème, nous sommes contraints de nous placer sur le coté gauche de la salle. Les gens rentrent, la salle est pleine. Les pubs commencent. Ce qui est marrant c'est que les pubs et bandes annonces sont diffusées dans un format vidéo tout petit et occupent une partie très réduite de l'écran. (je soupçonne Imax de réduire volontairement la taille des bandes annonces pour accroitre l'effet "WoW" lors du lancement du film)

Tout est noir, un clampin d'une allure 100% Britannique rentre dans la salle sous un projecteur. Qui est-ce ? Un comédien? un membre de l'équipe du film ? Non rien de tout ça, juste un mec pour nous souhaiter la bienvenue sur le plus grand écran de Grande-Bretagne. Le type fait sa blague d'accroche réglementaire puis s'en va. Le film commence.

Premier plan, traveling avant sur un building de gotham city. GOD ! Y'a pas de mot pour décrire a quel point c'est impressionnant. 3eme plan, les deux cambrioleurs passent la tyrolienne, la camera bascule de la fenêtre pour faire un plan sur le vide, c'est impressionnant, mais le cut vient trop vite. On a pas eu la peur de tomber. bref le film suit, et la oui mais oui effectivement des bandes noires apparaissent sur certains plans. Même la grande majorité des plans ! Bon c'était dit tous les plans ne sont pas tournés en imax, il n'y a en réalité que certains plans d'extérieurs.

J'ai été déçu sur ce point, même si c'est certain, il n'est pas nécessaire d'avoir forcément une grande image sur des plans d'intérieurs.

Et les rares plans d'intérieurs ont révélé l'un des problèmes très dérangeant : la courbure de l'écran. Etant du coté gauche, je ne vous raconte pas la déformation de l'image a laquelle on assiste ! Assez pour se rendre compte que, mais oui ! Effectivement la Terre est bien ronde de ce point de vue. En dehors de cela, les scènes de combat passent mal je trouve, c'est tellement énorme, ou je ne sais pas de quoi ça vient, mais on suit pas. Comme s'il y avait un sentiment de voir trop d'informations a la seconde.

Au bilan de cette expérience, bon le film est vraiment bien mais je l'avais déjà vu, je ne pense pas que je réitérais l'expérience Imax tout de suite. Je trouve que l'utilisation de la technologie Imax n'est pas assez justifiée dans The Dark Knight. Peut-être que le montage n'en tenait pas assez compte ? Peut-être qu'il faudrait deux montages différents ? Certes c'est un film extraordinaire, l'un des 10 premiers du classement IMDB. Mais ce n'est pas pour cela qu'il faut foncer tête baissée et chanter a tue tête que la version Imax est extraordinaire. Bon certes ca reste un avis subjectif, mais je préfère avoir 2 mètres de place pour mes jambes devant moi plutôt que d'avoir un écran Imax. Le cinéma est une expérience à part entière. Si vous êtes assis dans une salle pleine sur un siège miteux fourré aux M&Ms ou tout le monde parle autour, je ne suis pas persuadé qui vous soyez dans les meilleures conditions pour voir un film - et donc l'apprécier. Cependant dans le cas d'un documentaire ou d'un film d'animation, Imax reste je pense la référence.

Et vous qu'en pensez-vous ? A prix équivalent, préférez-vous être dans un cinéma très confortable avec un écran correct sans plus, ou alors avoir un écran gigantesque dans un confort médiocre ?

vendredi 19 septembre 2008

Nouvelle rubrique "Les chroniques de la prod" - Avant-première "La loi et l'ordre"

Bonjour à tous! Du nouveau pour l'Otherblog! Comme vous avez pu le constater, la fréquence d'édition des billets n'est pas très élevée. Après une discussion au sommet avec Fred, nous avons eu l'idée de raconter les aventures de l'équipe de production afin d'enrichir ce blog et aussi de vous faire part de ce que l'on vit en dehors de W.A.R.P., et ainsi en déduire parfois des influences sur nos futurs épisodes. Alors bien sûr on ne va pas vous raconter nos menus du dîner, mais avant tout les tribulations cinématographiques et audiovisuelles de chacun.

Pour commencer en fanfare, sachez que nous avons été à l'avant-première du film "La loi et l'ordre". "Nous", c'était Julien, Philippe, Frédéric, Eric, Olivier, Jean-Martin, un autre Frédéric, ami de Jean-Martin et qui avait obtenu les invitations, et moi-même. Le rendez-vous était le lundi 15 septembre à 19h45 devant l'UGC Normandie sur les champs-élysées, qui pour l'occasion avait revêtu un tapis rouge (de couleur orange) aux allures de festival de cannes.

Ce film a la particularité de regrouper deux monstres sacrés du cinéma 12 ans après leur première confrontation dans "heat", Al Pacino et Robert De Niro. Côté réalisation? C'est Jon Avnet ("88 minutes", "Inspecteur Gadget"...) qui s'attèle à la tache de retranscrire ce scénario, créé par les auteurs de "inside man", sur l'écran.

Ambiance festival de cannes, interview en direct sur le JT de TF1, projection de ce qui se passe à l'extérieur pour les personnes déjà dans la salle de cinéma, projecteurs de suivi, grue de 6 mètres, présentoirs à l'ancienne rétro-éclairés avec le nom des acteurs, balance des blancs mal réglée, le Metropolitan a littéralement demandé le paquet pour accueillir comme il se doit ces deux acteurs donc la réputation n'est plus à faire.

Après une heure d'attente dans la salle de cinéma, les voilà qui rentrent. Sous un tonnerre d'applaudissements et de cris, on aperçoit enfin ces deux légendes cinématographiques. Je ne sais pas pour les autres, mais pour ma part j'ai tout de même été sacrément ému. Après un bref discours en Français du réalisateur et des deux acteurs (en franglais eux), le film commence.

Pour résumer: un tueur en série sévit dans la ville et tous les soupçons portent sur un policier. Deux partenaires, joués par Al et Robert, travaillant ensembles depuis plus de 30 ans et ne voulant pas partir à la retraite, se chargent de l'affaire. Spécial guest star du film, 50 cent incarne un dealer dont l'empire commence à être conséquent. 1h40 de "beng-beng" plus tard, générique de fin.

Nos impressions? Le jeu d'acteur des deux compères est é-nor-mi-ssime. Tout de suite on sait que ce sont deux vieux potes de longue date qui ont du résoudre les pires affaires que le crime ait commis.

Et le reste? Et bien c'est franchement très très TRES moyen et au combien décevant. Un énième thriller au dénouement sans surprise pressenti dès la 10 ème minute du film. Certes cela aurait put être intéressant si le concept avait été au moins dynamisé, mais le rythme est d'une lenteur de bigorneau arthritique et l'on s'est ennuyé au bout de 20 minutes. Pour le coup on comprend pourquoi les acteurs ne sont pas restés pour la projection tiens...

Comble du comble, la qualité de l'image était dééééééégueulasse (pardonnez-moi du peu, mais c'était à croire qu'ils avaient utilisé une bobine trouvée au fond de la cave du producteur...). Alors quitte à faire un look rétro, autant y aller à fond comme les films Grindhouse, mais à l'heure du numérique je trouve ça démentiel qu'un monteur fasse encore des marques au feutre sur les bandes pour signaler un changement de scène. Et encore, j'ai souvenir de films sur bande beaucoup plus propres.

Bref. La performance inouïe des acteurs ne sauve pas vraiment la misère du reste... Enfin bon ce n'est pas grave, on a été invité! Malgré cela, je tiens encore à remercier Fred d'avoir pensé à nous, et on est prêt à retenter l'expérience! C'est toujours gratifiant de voir un film avant tout le monde, gratuitement et légalement :-)

jeudi 11 septembre 2008

Tournage Warp 2 : partie 1

Et c'est parti pour le tournage du second épisode de Warp ! Pour cet épisode, nous avons choisi de regrouper tous les tournages sur deux week-ends. Le challenge était de taille. En ce qui concerne la trame en elle-même, ce second épisode est plus sombre et installe réellement l'intrigue. Au cours de cette épisode d'un nouveau format (9'30"), Gérard va s'éclipser un peu pour davantage laisser place aux interactions entre Martin et les autres personnages. C'est aussi au cours de cette épisode, lors d'une scène finale surprenante, que Martin va avoir l'opportunité d'agir et de ne plus rester spectateur de sa vie. Nous avons adapté le scénario aux différentes critiques que nous avons pu avoir lors de cette première projection. C'est ainsi que nous avons fait le choix de retourner également certaines parties du pilote. Ce dernier va donc gagner en rythme et qualité visuelle. En outre certaines personnes ont rejoint l'aventure, d'autres l'ont malheureusement quitté. Ce choix de production nous a donc également obligé à attendre encore quelques mois avant le lancement de la diffusion officielle.

Après une pré-production de moins de deux semaines, nous voici donc partis ce samedi matin à 7h00 à la Défense. 11 mois et 5 jours, c'est le temps qui nous sépare du premier tournage sur ce lieu l'année précédente. Alors que nous étions 5 l'année dernière, de nombreuses personnes ont rejoint l'équipe cette année. Je tiens à leur rendre hommage car sans eux, je ne pense pas que nous aurions pu continuer l'aventure.

Le vendredi précédent nous avions pu installer tout le plateau du Pôle. Vous l'avez deviné l'épisode débute par un retour à la routine de Martin, malgré son licenciement lors de l'épisode précédent. Nous avons fait le pari osé de tourner dans un ascenseur. Pour les Pulviens lisant ce poste, vous vous doutez bien que nos espérances étaient assez faibles étant donné la sécurité draconienne. Cependant, pour reprendre une expression iimienne, ces jaffars n'ont posé aucun problème, au contraire, ils étaient assez bluffés par notre équipe et surtout assez "intrigués" par la partie féminine de notre équipe. Pour rester poli je tairais les discussions que Jo et moi avions pu entendre !

Les autorisations de tournage avaient été négociées dans les règles de l'art par Lilia. En 5 ans d'études au Pôle, je n'aurais jamais cru cela possible d'avoir autant de liberté dans cet endroit !

Nous avons donc débuté le tournage par une scène de dialogue dans l'ascenseur où Jo nous a beaucoup fait rire. La scène se déroulant dans le bureau de Martin a été conçue par Julien pour n'être tourné qu'en un seul trait. En effet cela a pour but de briser avec la monotonie d'une scène de dialogue. Ce plan a nécessité d'intenses répétitions aussi bien pour les comédiens que pour le reste de l'équipe. Le temps s'écoulant rapidement, les tensions ont commencé à monter. J'ai le souvenir particulier de voir Jo s'endormir - sans doute sous l'effet de la digestion des nombreux egg mac muffins engloutis, et l'absence de caféine dans les cafés mac donalds (pourquoi appeler ça du café ?).

La scène terminée et les derniers mots doux de Baptiste annoncés au creux du micro, une partie de l'équipe fonce sur le lieu de tournage suivant pendant que le reste de l'équipe range tout le matériel. Je tiens à préciser sur ce point que c'était un moment d'une rare intensité et d'un niveau de stress qui justifiait le guronsan du réveil.

Le tournage continue sur une rue de Boulogne-Billancourt sur laquelle nous avions réussi à avoir des autorisations de tournages. Sur ce point il faut remercier Olivier Girardot de la mairie de Boulogne, sans qui nous n'aurions jamais imaginé pouvoir tourner dans cette rue. C'est dans ces rues que Martin va apercevoir Gérard pour la première fois. Il doit s'agir de la première course poursuite de cinéma impliquant un clochard avec son caddie ! Qui dit rue piétonne, dit piétons ! Merci donc à tout ceux qui ont accepté d'être présents. La figuration est souvent pris à la légère mais pourtant c'est ce qui crédibilise une scène dans un lieu public (sauf dans un chef d'oeuvre comme seul two). Peut-on trouver mieux que la dégaine de son téléphone portable Nokia 3310 pour crédibiliser une scène de figuration ? Ou encore un poireau sortant du sac de courses. Ce sont ce genre de détails qui peuvent paraitre simples qui vont faire la différence. Notre département de DA n'étant pas encore assez robuste, merci aux figurants de nous avoir aidé à crédibiliser encore plus cette scène par ce genre de détails.

Cette scène était également la première vraie cascade de Martin de l'épisode. Ce dernier percute un passant plutôt large d'épaules. Romain a accepté d'incarner ce rôle. Il faut avouer que sa réplique "Tapette ..." aura provoqué un certain nombre de fous rires. J'ai vraiment hâte de voir cela.

La poursuite continue jusqu'à ce que Gérard franchisse une porte. Seulement un problème est survenu. La porte que nous devions utiliser était fermée. Gros problème. jusqu'au dernier moment où Romain réussi à forcer la porte qui était fermée de l'intérieur ! C'est l'illustration typique du fait que sur un tournage on a besoin de toutes les compétences ! Nous n'avions pas de plan de secours, merci infiniment à toi Romain !

C'est après ce plan que la journée s'achève. Au programme de la soirée, préparation du décor pour la journée du lendemain, et surtout ... Repos.